mercredi 31 août 2016

ils savaient, eux, que le Christ, c'était lui - textes du jour





Tournant manifeste de la vie politique chez nous depuis l’arrêt du Conseil d’Etat, sur le burkini, les réactions de l’étranger, des Nations Unies et que souligne, en termes plus classiques de courses aux élections, le départ d’Emmanuel MACRON pour un destin auquel je ne crois pas, pas plus qu’à sa popularité approchant celle d’Alain JUPPE, également sans fondement. Les bilans et l’expérience des deux ne résistent ni à l’examen ni à la mémoire : 1995-1997, les grèves et manifestations les plus importantes depuis Mai 1968 pour l’un, et un demi-dixième de point de croissance en bilan statistiques des lois et retouches du second. Statistiques macro-économiques nationales tristement parlantes sur une période de vingt ans. Perspectives électorales pour nous mais aussi pour l’Allemagne d’ici Septembre prochain. Et lamentable campagne présidentielle aux Etats-Unis. Je réfléchirai davantage et en écrivant, ce soir.
Prier… [1] Jésus et notre vie, nos demandes, nos espérances quotidiennes. La belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. Selon les maladies qu’il guérit, d’origine « démoniaque », Jésus s’adresse ou non à celle ou celui qu’il rend à la vie normale : quand le mal est ainsi personnifié, ce ne sont pas les dialogues de la foi qui sauve, mais la menace et le conflit. Dieu n’aime ni le mal ni la maladie ni nos diminutions. Le Christ continue avec d’autres en fin de journée. Même scenario : des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! ». mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Les démons plus informés, plus lucides, plus au fait du spirituel que le commun des femmes et des hommes. Jésus épuisé par ce genre de journée, commencée à la synagogue en y enseignant et continuant ainsi, compassion pour tous et lutte pour tous. Jésus s’arrache cependant à tous pour s’en aller dans un endroit désert au petit matin. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Il parvient à leur expliquer sa mission et il proclamait l’Evangile dans les synagogues du pays des Juifs. Dans la présentation de Luc, distance fréquente pour indiquer les contemporains du Christ, spécifiquement les Juifs comme s’ils ne l’étaient pas tous ou en majorité. Bigarrures des populations autant que des états de vie spirituelle. L’apostolat, l’évangélisation. Jésus se donne à fond, Paul expose son désintéressement. Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. Nos vies quotidiennes, notre misère à tous points de vue et cependant le Royaume à annoncer. Fatigue et espérance. Puis… à l’instant de finir, journée, vie : nous attendons notre vie du Seigneur… la joie de notre cœur vient de lui.


[1] - 1ère lettre de Paul aux Corinthiens III 1 à 9 ; psaume XXXIII ; évangile selon saint Luc IV 38 à 44


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