vendredi 23 septembre 2016

qu'est-ce que l'homme pour que tu le connaisses, Seigneur - textes du jour

Vendredi 23 Septembre 2016

Je suis donc dans la main de Dieu, si heureux et apaisé de l’être et que cette certitude me soit donnée et maintenue. Argent, santé ne sont plus des soucis, Dieu s’en charge. Mon Seigneur et mon Dieu que je n’approche que par Jésus, Sa vie parmi nous, Sa mort comme la nôtre, comme la mienne, comme celle de toutes celles et de tous ceux qui déjà sont partis, et Sa résurrection à laquelle nous sommes tous promis, destinés, la suite étant très heureusement indicibles, sinon que nous serons en Dieu et participerons en communion universelle avec toute la Création, à Sa vie propre, Sa vie divine. Seul souci et de plus en plus : transmettre, et aussi sécuriser et assurer ma femme et notre fille, mes aimées. Comme tout est devenu simple. Travailler, aimer, prier. Sans rien qui soit prodigieux, dépendre de Dieu, c’est la liberté.
Politique, vie nationale. Ces primaires sont comme un alignement pour une course. Je pense que ces procédures paraissaient judicieuses quand nous ne les avions pas, le modèle américain… (en Grande-Bretagne, le choix du successeur à la tête d’un parti, et souvent à la tête du gouvernement semble se faire en quelques heures et à huis clos). Aujourd’hui, surtout quand personne n’émerge ni dans l’opinion, ni dans le commentaire, ni dans les sondages, ni surtout dans les faits que seraient un grand talent ou un fort passé ou les deux… ce devient cafardant. Les Gaulois proposés aux Gabonais par NS, et AJ à Strasbourg se gaussant des étudiants qui ne savent pas ce qu’est un guéridon : lui, le sait, on pose dessus un gros livre doré sur tranche, une main pliée s’y appuie et c’est le détail important d’un portrait officiel du président régnant, fond de bibliothèque. – Pas un jour sans… hier, Thalès et le ferroviaire chinois, un petite société française faisant une percée technologique : internet par la lumière, enfin les ventes de Rafale à l’Inde, après sept ou huit ans de pourparlers… et puis en soirée, Airbus et les compressions de personnel, on ne sait encore combien d’emplois supprimés… tandis que les syndicalistes d’Alstom savent que la cantine avec General Electric est partagée, mais du sauvetage et des pourparlers, avec qui ? et sur quoi ? rien. Le quinquennat se termine comme il a commencé, le fiasco industriel, la compétence des pouvoirs publics n’étant que la gestion des chômeurs. La différence, la seule, est qu’en début de quinquennat, c’est la course à la faveur du roi, tandis que maintenant c’est le recel et la mise en vente des relations qu’on s’est faite quand on était à l’Elysée. Une toute petite équipe, m’assurait FM pour me dissuader d’espérer y entrer. Et voilà… notre bande dessinée…
Prier… hier, ces images de grandes barques pour immigrants, le rivage, la semi-foule, puis les lits d’hôpitaux, perfusions aux corps et menottes aux poignets fixés en tête des lits. Voilà l’époque. Oui, qu’est-ce que l’homme, pour que tu le connaisses, Seigneur, le fils d’un homme, pour que tu comptes avec lui ? [1] La totale différence de « dimensions » : Dieu a mis toute la durée du temps dans l‘esprit de l’homme, mais celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin… position d’attente de l’Ancien Testament, de l’agnostique, de l’humanisme athée : il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir. Un temps pour planter et un temps pour arracher. Un temps pour tuer et un temps pour guérir. Oui, mais à l’homme est donné – nouverlle alliance, Nouveau Testament – de tout connaître en Jésus-Christ puisque la révélation et la confirmation sont la compassion divin e, la miséricorde, l’amour et la rédemption. Avec cela et par cela, nous approchons l’ensemble de l’œuvre divine et de l’histoire humaine. Nous communions même les uns avec les autres. Au dire des foules, qui suis-je ? Jésus fait donc partager aux siens l’interrogation d’Hérode. Ses disciples qui Le voient et partagent Sa vie, Le suivent…Lesdisciples rapportent exactement ce qui vient à l’esprit d’Hérode : Jean le Baptiste, mais pour d’autres, Elie, et pour d‘autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. Etonnamment, Jésus n’est pas pris pris ni vu pour Lui-même, sans précédent. Et pur vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? Suspense… réponse de Pierre, il y est presque, mais pas tout à fait : le Christ, le Messie de Dieu. Jésus n’ajoute rien à cette identification, sinon – ce qui est capital – qu’elle ne sera donnée aux hommes que par Sa passion, Sa mort et Sa résurrecton. L’identification de Dieu dans nos vies, c’est le Fils mis à mort et ressuscité. Il faut que le Fils de l’homme soufre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que, le troisième jour, il ressuscite. Dieu se plie aux chronologies humaines pour Se révéler. Les paroles du père dans la parabole au fils aîné, jaloux du prodigue revenu et méconnaissant l’amour paternel. Réponse : tout ce que j’ai est à toi mon en,fant. Et Dieu nous donne son Fils : tout ce que Dieu a… est à nous, que nous mettons en croix ou ne saluons pas à longueur de nos vies et journées. Dieu accepte même ce dicton du Qohélet : un temps pour aimer et un temps pour ne pas aimer. Je sais que j’ai perdu du temps mais je sais aussi que Dieu m’en donne chaque jour assez pour tout rattraper et venir à Lui, avec la foule que j’ai en mon cœur. Et sans le savoir tous, et le sait-on jamais assez pour vraiment le vivre ? et en vivre ? oui, nous en sommes tous là, aimant et aimés. Marchant.


[1] - Ecclésiaste dut Qohélet aujourd’hui III 1 à 11 ; psaume CXLIV ; évangile selon saint Luc IX 18 à 22

Aucun commentaire: