lundi 11 septembre 2017

le Christ est parmi vous, lui, l'espérance de la gloire ! - textes du jour



Ces soirs-ci, ma chère femme me fait lecture ou commentaire de ce qu’elle remarque le plus dans la biographie de Louis XIII donnée par Jean-Christian PETITFILS [1]. Ainsi à propos d’une entremise que Claude de SAINT-SIMON offrit au roi, amoureux timide et embarrassé de ma très belle Marie de HAUTEFORT…Vous me parlez bien là en jeune homme qui ne pensez qu’au plaisir. Il est vrai que je suis amoureux ; je n’ai pu m’en défendre parce que je suis homme et sujet aux sens ; il est vrai que je suis roi et que par là je puis me flatter de réussir si je le voulais ; mais plus je suis roi et en état de me faire écouter, plus je dois penser que Dieu me le défend, qu’il ne m’a fait roi que pour lui obéir, en donner l’exemple, et le faire obéir par tous ceux qu’il m’a soumis. Plus je suis amoureux, … plus je dois faire d’efforts pour me surmonter moi-même ; et si je me permets des amusements que les occasions l’humanité m’arrachent, plus je dois être en garde contre le crime et le scandale et demeurer le maître de moi-même. Je veux bien vous faire cette leçon et vous pardonner votre imprudence ; mais qu’il ne vous arrive jamais d’en faire une seconde de cette nature devant moi. [2] Le roi, chef de l’Etat, chef des armées, garant de la continuité nationale pendant tout le millénaire capétien était gouverné intimement par sa conscience d’avoir à répondre devant Dieu de sa conduite envers ses peuples et sujets. Et cette législation morale était bien la Constitution non écrite mais vécue par tous, de notre pays. Il ne prenait pas ses responsabilités, il les avait toutes reçues et les exerçait selon l’obéissance non pour une quelconque réélection ou sa popularité. Et dans le cas propre à Louis XIII, quelle mise en valeur, quel tenace soutien pour le Premier ministre (RICHELIEU) !!!.
En regard, la chronique de l’exercice actuel du pouvoir, avec crûment l’interrogation sur la nature aujourd’hui du politique (la proposition des évêques, ou plutôt de leur comité permanent il y a onze mois lettre morte et en rien relayée par les autres évêques ni a fortiori par les « fidèles »). Le politique n’est plus qu’une apparence, ses acteurs, un par un, ses organisations ont été rongés, digérés, spirituellement détruits par l’argent. Or, le politique, les Etats n’attaquent pas le vrai dossier : la spéculation, le fonctionnement des banques, une gestion de l’économie réelle, vg. le scandale PSA, sans doute encore plus grave et cynique que celui de VW, pour truquer les contrôles de la pollution au diesel (3 PDG successifs en avaient fait leur stratégie). Une monocratie concrète et insistante, cf. « la une » du Monde, ces jours-ci. Fiscalité : le délicat jeu d’équilibriste d’Emmanuel Macron (10-11 septembre). Macron : les dossiers d’une rentrée sous tension (29 août). Sénat : les ambitions de Macron se heurtent à la grogne des élus locaux (3-4 septembre). Travail : ce que changent les ordonnances, les syndicats divisés, les patronats satisfaits. Macron gagne la première manche (2 septembre). Macron propose un « grand deal » aux cheminots (7 septembre). Sécurité sociale : le plan du gouvernement pour les 4,6 millions d’indépendants (6 septembre). Et la démocratie ? ordonnances : les entretiens secrets Berger-Macron-Pénicaud-Mailly (Le Canard enchaîné . 6 septembre). La procédure des ordonnances, nullement pour la célérité, mais pour le secret
Enfin, l’appréciation des Français par leur élu national… où l’on apprend d’ailleurs que les fainéants ne sont pas les Français, mais retour au thème de l’année de campagne présidentielle (En marche) leurs dirigeants jusqu’au 14 Mai dernier. Les réactions aux propos, et les réitérations des propos…  

 22 heures 21 + La notice de l’historien PETITJEAN me fait connaître sa thèse sur Jean l’évangéliste, une thèse qu’aurait avalisée Benoît XVI dans son Jésus de Nazareth… thèse pas forcément embarrassante, quoique…
Prier…  toujours cette discussion imposée à Jésus : le rite, le respect du sabbat, mais qui donne au Maître, chaque fois, l’occasion d’affirmer Sa souveraineté et Sa liberté. Et aussi de former l’un des éléments de l’accusation finale contre le Christ. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser… Ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus [3]. Ce que nous Lui faisons, nous ? L’ignorer ? ne pas croire à Sa divinité, ou à Son historicité… toutes les négations de Dieu, de Son Fils fait homme, de la Trinité. Mais face à nous, il y a la proclamation de Paul et son apostolat, son ministère, aussi actuels que notre dédain ou notre distraction : la plénitude de l’intelligence dans toute sa richesse, et la vraie connaissance du mystère de Dieu. Ce mystère, c’est le Christ, en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance… nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ…. Notre réponse, la réponse vécue, à vivre : je n’ai mon repos qu’en Dieu seul. Puissance de Paul, dialectique : le mystère, la connaissance, le Christ dont la puissance agit en moi… Le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations (et qui semble bien nous l’être à nouveau tant l’incroyance, fille aujourd’hui non du paganisme, pas même du matérialisme, mais de la simple absence de réflexion, du sens premier de l‘homme : la contemplation, l’admiration), mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il sanctifiés. Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire !

 23 heures 30 + Aucune évocation « grand public » de l’événement 11-Septembre, ni non plus – sauf lacune de ma part – de nos gouvernants.
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[1] -  Jean-Christian PETITFILS , Louis XIII (Le grand livre du mois Août 2008 . 970 pages) pp. 723.724 citant selon la note suivante
[2] -  propos reconstitué par le fils du favori, SAINT-SIMON  Parallèle des trois premiers Bourbons, éd. M.P. FAUGERE . Paris . Firmin-Didot . 1880 pp. 70.71
[3] - Paul aux Colossiens I 24 à II 3 ; psaume LXII ; évangile selon saint Luc VI 6 à 11

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